Bégard – Commémoration en souvenir de la tragédie humaine de la Déportation

Date de l'évènement: 
Dimanche, 29 Avril, 2018

Dimanche 29 avril (2018) – Vacances scolaires, pont du 1er mai, rando-muco de Belle-Isle-en-terre, temps gris et froid... Rien n'était vraiment réuni pour que la commémoration du souvenir des victimes et des héros de la déportation bénéficie d'une participation optimale. Mais il y avait toutefois une bonne trentaine de personnes pour assister à la remise des gerbes ...

... au monument aux morts, qui soit dit en passant, a pris un coup de jeune, à moins que ce soit de soleil : tous les noms ont été redorés à la feuille d'or.

Ce sont Arlette Offret, l'adjointe à l'Environnement et au cadre de vie, et Hervé Le Gall, le nouvel adjoint aux travaux, qui se sont chargés de la cérémonie. Au monument, la Conseillère a lu le message rédigé conjointement par différentes entités – association, fondation, union nationale – liées par la mémoire des déportations. « La journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation permet chaque année de remettre en mémoire ce que fut la déportation avec son cortège infernal de trains partis de France entre 1940 et 1944. Ces trains ont conduit vers les camps de concentration ou d’extermination de l’Allemagne nazie des populations de tous âges et de toutes conditions, victimes de la répression et des persécutions pratiquées par l’occupant nazi avec le concours du régime de collaboration en France » dit ce communiqué en introduction [NDLR : Version intégrale ICI]. De retour en mairie, c'est encore Arlette Offret qui officie et qui interpelle : "Pourquoi faut-il toujours se souvenir ? Pourquoi faut-il sans cesse témoigner ? ". "Le retour sur le passé, se répond-elle, reste le préalable indispensable pour faire comprendre la tragédie humaine de la Déportation" et de poursuivre : "Malgré le temps qui passe et les mémoires qui s'éteignent, nous avons le devoir de rappeler les leçons de notre histoire qui appellent à la lucidité et à la vigilance. Loin de disparaître, le fanatisme, le racisme, la xénophobie ne cessent de ressurgir à travers un monde agité de passions nationalistes et religieuses et de désordres économiques" et de conclure : "Cette journée doit être tournée vers l'action ; Les détenus, lorsqu'ils furent libérés, s'engagèrent pour que ces drames ne soient pas seulement un objet de commémoration [...] Notre objectif commun doit être de faire vivre l'histoire et la mémoire de tels phénomènes d'une dimension humaine si considérable, par leurs origines et leurs conséquences, qu'ils ne peuvent, ni de doivent, plus jamais laisser les consciences au repos". 

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